dimanche 14 septembre 2008

Siné [di]dié prend la porte

D’accord, à force de tirer les jeux de mots par les cheveux et par les ongles, on n’y comprend plus rien mais c’est pas grave. Bref, le rapport, qu’Il ne voit toujours pas, existe malgré tout puisque cela fait parfaitement le lien avec le précédent billet. Je m’explique (vous pouvez sortir votre disque de la bande originale des feux de l’amour si vous voulez vous mettre dans l’ambiance):

au début de l’été, le dessinateur Siné se fait virer de Charlie Hebdo après avoir été taxé d’antisémite pour avoir dit que Jeannot allait se convertir au judaïsme pour épouser sa chère et tendre, surtout chère. Là où j’ai un peu de mal dans l’affaire, c’est qu’au lieu de se laisser abattre, Siné se relève d’emblée en réunissant une belle brochette de personnes de gauche à commencer par Guy Bedos, le dessinateur Tardi, ou encore Benoît Délépine, l’un des auteurs « historiques » des guignols de l’info. Je sais (vous pas), ce n’est pas le sujet de cette brève mais c’est pas grave et vous pouvez donc avoir aller voir les renseignements complémentaires sur Siné Hebdo ou encore le blog de Siné. Bref, Siné est un anar notoire mais, à moins d’aller crécher quelques mois à Guantanamo chez l’oncle Georges, on aura du mal à se convaincre de son antisémitisme.

Reprenons donc le cours normal de ce billet : Siné s’adjoint donc aussi les services de Didier Porte, le célèbre vengeur masqué qui ne craint pas de lire ouvertement les yeux dans les yeux à différentes personnalités des chroniques fleuries autant qu’efficaces à des personnes célèbres ou de « la haute société ». Et pour ton plus grand bonheur cher lecteur, non seulement tu pouvais déjà t’abonner au podcast du Fou du roi pour retrouver ses chroniques. Dorénavant, tu peux aussi les retrouver directement sur le web ici.

Et ma joie que d’exulter pas plus tard qu’avant hier lorsque Didier dit à Dominique (Galouzeau de Villepin) : « vous avez au moins un point commun avec Nicolas : vous avez une épouse qui est mannequin à New York tandis que lui a un fils qui est mannequin au conseil général des Hauts de Seine ».

C’est ça, les petits plaisirs de la vie :).

samedi 13 septembre 2008

Jean neton prend sa dartylle

Sarko m’agace. Non pas le père avec sa guimauve chantante (à moins que ce ne soit l’inverse) mais le fils, Jean. D’abord, il y a ses cheveux, cette espèce de tignasse façon « L’Oreal, parce que je me la pète grave » a un côté extrêmement grotesque. Le jour de l’adaptation de Shrek en film, je vois Jean en première place pour décrocher le rôle de « Charmant », ce prince si égocentrique et vaniteux qu’il a tout sauf son nom.
Et puis, il y a son côté privilégié de la république: si on me vole mon scoutère, Papa débauche les experts à Miami pourvu qu’il soit retrouvé intact dans les 24 heures (Non, Jack Bauer n’était pas dans le coup). Ca me rappelle l’histoire d’un pote à qui, lui aussi, on a volé sa mob. Très conscient de ce monde, il s’est dit que c’était peine perdue d’aller voir la police pour simplement déclarer son vol et attendre en toute confiance que le commissaire Bougret prenne en charge en personne cette affaire. C’est pourquoi il a commencé par retrouvé où avait été stocké son scooter volé avant d’aller voir les messieurs policemen pour leur dire : « on m’a volé mais je sais où c’est ». Réponse laconique du « service public »: « puisque vous savez où il est, allez le chercher vous-même ! ».
Cette histoire était il y a 15 ans et on est heureux de voir à quel point la police a changé auourd’hui ;).
Quand à Jeannot, si tu pouvais juste te contenter de dépenser les bons bénéfices des DartyBox un peu plus discrètement (demande à Papa, parait qu’il a un yacht à la fois discret et sympa) ou alors de te couper les cheveux, ce serait un meilleur début pour la sacro-sainte « cote de popularité » que l’un ou l’autre ne manquera pas, un de ces quatre, de mesurer à ton endroit.

mercredi 10 septembre 2008

Chromo

Ou Chrome Molybdène pour les intimes est, comme chacun sait, extrêmement solide voir indestructible.
Tel un cadre d’un VTT de compet’, c’est ce que se veut le nouveau navigateur de Google. Alors ça il est rapide, mais premier souci, le scroll sur le côté du touch pad de mon PC ne marche que dans un sens.

2ème impression: ouahou, il est rapide et tout et puis son interface pfiouu heureusement qu’ils ont copiés leurs raccourcis clavier sur Firefox. En fait, c’est rapide, y a plein de place pour afficher les pages car c’est pas la peine de faire une barre de menu comme tout le monde et puis y a qu’à rogner sur la hauteur de la barre de titre puisqu’on vous dis que c’est mieux.
3ème impression: ça y est, j’en peux plus de ce look and feel qui n’est ni Windows, ni Mac mais qui t’impose tout en te disant c’est pour ton bien mais surtout on t’explique pas pourquoi ni comment. En fait, c’est aussi aberrant que de construire une tour Petronas sur le boulevard Haussman.

Alors mon avis finalement sur le Chrome puisque vous ne le demandez pas, et bien ça a beau briller, ça pollue. Enfin, peut-être est-ce la première pierre à un édifice plus cohérent, un OS PC concurrent de Windows.
... et en 2011: Google annonce le lancement de son nouvel OS Vélux. Y a toujours des fenêtres mais plus d’icônes. Ah ça, c’est vraiment plus simple et plus rapide, y a pas à dire. Et puis il est dispo gratuit comme d’hab et comme il est gentil, il ne garde vos logs de connexion que pendant 5 mois, pour être sûr de se souvenir si vous buvez du coca ou du Dr pepper.
Cheers !

mercredi 2 juillet 2008

La police recrute...

Profil
Vous êtes titulaires d'un niveau Bac -4 à Bac-(pr)0. Vous avez entre 18 et 40 ans (vieillesse rime avec sagesse et politesse, mais pas police-it). Vous disposez d'un permis B de plus de 2 ans et avez 12 points dessus au moins. Votre cas judiciaire est vierge de toute infraction à commencer celles que vous serez chargé de sanctionner au moins au début.

Alors vous pouvez postulez[N1] comme gardien de lap-hey. La Bac (Brigade anti-courage) recrute sur concours les profils sus-mentionnés.


N1 : Pour les titulaires d'un bac général ou technologique, vous serez soumis à un pré-test de sélection et à des conditions particulières de déroulement du concours. Pour interpeller un suspect, faites un claquement sonore avec votre langue puis meuglez "hey, toi là !" : tout le monde se sentira suspect, donc le suspect aussi, ingénieux non ?


Modalités du concours
Pour être admis, le candidat devra présenter une moyenne d'au moins 8 et au plus 10 sur 20 à l'ensemble des épreuves. Pour les candidats mentionnés en N1, un malus de 10 points sera appliqué à sa moyenne, si avec ça, il est suffisamment con pour être reçu, c'est qu'il était fait pour ça.

Mission
Au sein de la Brigade anti-courage, vous circulerez en uniforme par groupe de 3 au moins sur la voie publique soit en véhicule motorisé autoportant avec sièges intégrés plus communément appelé voiture, soit en vélo.
En voiture, vous serez amenés à vous garer dans les voies de bus et sur les trottoirs sans feux de détresse ni girophares afin de prendre le temps de verbaliser tout véhicule constaté en situation de stationnement irrégulière même pas gênante.
A vélo, vous veillerez à vous cacher derrière des touristes pour prendre par surprise tout les dangereux cyclistes brûleurs de feux rouges qui contribuent à la déréglementation de la circulation en ville et monopolisent trop souvent nos collègues des sapeurs pompiers. Rappelez-vous: seuls les véhicules de la Bac sont autorisés à cet exercice, l'absence de sirène ou de girophare ne pouvant être considéré comme une faute que prise sur le fait (Rassurez-vous, la moyenne d'admissibilité au concours de ces faux-frères est fixée à 19 sur 20 et le numérus clausus passe de 6 à 5 pour l'année 2008 en ile-de-france).

Veillez à verbalisez tous et tout le monde sans la moindre faiblesse qui pourrait être interprété comme un signe de relâchement, ou pire, d'intelligence alors que l'on vous recrute précisément pour cela, en plus de faire baisser le taux de chômage de catégories classés travaillophobes pathologiques chroniques et quand l'on sait que les pathologies chroniques sont amenées à être déremboursées par la sécu, chaque chiffre (se) compte.

En cas de constatation de délit plus difficile à appréhender, ne gaspillez pas votre énergie pour une tâche qui ne rapportera pas un sou: la rentabilité prime l'action, car la prime de doublement de salaire de notre ministre président doit être financée, c'est ce que l'on appelle de la bonne gestion de bon père de famille, fût-ce-t-elle cousine de la famille Staline.
Abhorrez donc les atteintes verbales sur la voie publiques même à moins de 50 m du HQ (pour Quartier (gu)Heneral). N'intervenez que si vous êtes en réelle position de force (7 contre 1 présente une marge de sûreté raisonnable). Dans ce cas, n'hésitez pas alors à vous défouler un peu sur le suspect, cela vous détendra et permettra d'abaisser un peu votre alcoolémie.


En résumé, vous aimez l'action, vous avez besoin de vous détacher de tout, de tout le monde, de toute pensée ou réflection, rejoignez-nous :)


Vous l'aurez compris, ce billet est un parodie aigre-douce (les fautes d'ortographe et de grammaire sont là pour renforcer le caractère parodique réaliste de la scène). Quelques explications viendront dans un prochain billet... ou pas parce que j’étais peut-être un tout petit peu remonté mais ca va nettement mieux: je me soigne :D.

vendredi 27 juin 2008

Good bye and good luck

Tel est le titre du mail que j'ai envoyé à mon magasin pour annoncer ma démission. Et aussitôt, j'ai une collègue qui est venue me voir pour me dire "trop bien le titre de ton message avec la référence au film". Alors, oui je me souvenais qu'il existait un film dont le titre ressemblait mais, très honnêtement, je ne me rappelais pas le sujet.
Et bien disons qu'il y a parfois des instants de grâce puisque le sujet du film était la résistance à la chasse aux sorcières organisée par le député McCarthy dans les années 50. Et le sujet subliminal de mon message était bien la résistance au n°2 de mon magasin qui bien à sa manière, organise un véritable harcèlement sur certains employés qu'il a dans le collimateur. Bref, l'adéquation parfaite entre la référence et la réalité, le tout de manière complètement fortuite, a quelque chose de divin. Je souhaite simplement, pour le bien de la communauté de ce magasin, que cette personne soit vite écartée aussi de toute possibilité de nuire comme le fut le député en son temps.

mardi 17 juin 2008

Culture pub

Je n'aime pas la télé. Mais j'aimais bien l'émission de M6, culture pub. Et bien je constate avec plaisir qu'elle n'est pas morte mais toujours disponible sur Internet. Et ma fois, le contenu est toujours là: les spots de pub les plus décalés de la terre, qui sont aussi souvent les plus drôles.
A consommer avec modération tout de même, ça reste de la pub...

mardi 3 juin 2008

Au fait, je vais bientôt me marrier

L'élue de mon cœur s'appelle Carole. Et notre site web pour l'occasion est par ici.

lundi 2 juin 2008

Le JCVD du numérique

J'aime bien les humoristes. Quand je dis ça, je pense bien au delà des humoristes au sens où on l'entend tels les Bigard et autres Jim Carrey ou que sais-je encore. Non, quand je parle d'humoristes, c'est dans le sens beaucoup plus originel des personnes qui font rire. Parmi elles, il y a eu bien sûr l'inénarable Jean-Claude Van Damme dont les déclarations ont été reprises, rereprises si bien que cela ne fait plus rire du tout. On s'y attend trop. Pourtant, ce qui faisait rire chez lui, c'était bien cette capacité hors normes à faire des déclarations où seul l'intéressé semblait voir le fil logique, intelligible de ces paroles. Le comique de décalage est souvent bien plus puissant que le comique de bonnes vannes frontales passe-partout. Il n'y a qu'à relire Desproges, qui lui maîtrisait tout cela bien consciemment ce qui n'est pas plus mal même si dans le fond : le plus important demeure leur capacité à faire rire, quelque soit la méthode; ils vivent bien ensuite leur vie privée comme ils l'entendent.

Et bien, il existe un autre personnage que Jean-Claude, moins discret et pourtant moins rabâché et donc dont la fraîcheur comique est encore conservée. Ainsi cette surprenante vidéo:


Pour ceux qui ne l'ont pas reconnu, il s'agit de l'actuel président de Microsoft, Steve Ballmer.
En vérité, j'éprouve de la compassion pour Van-Damme. Pourquoi lui n'est-il pas PDG de Universal ou mieux, d'Endemol. Il avait l'étoffe pour cela :-p

Outdoor games : les moyens de jouer

Je n'ai pas encore parler d'une compétition que j'ai pourtant découverte en Février (comme quoi, parfois, c'est sympa aussi de prendre son temps): les outdoor games. J'ai découvert cette manifestation en allant grimper la Chéré en partant de l'aiguille du Midi cet hiver.
Alors bien sûr, je pourrais digresser sur les moyens mis en œuvre dans ce genre de manif', hélicos en tête sans compter le sponsor: Nissan ce qui ne va pas franchement dans le sens de ma fibre écolo tout ça :)
Mais non, je n'en parlerai pas et je vous propose donc d'aller zieuter ici un film démo de ce qui s'est passé cet hiver pendant, somme toute, que je grimpais "tranquillement":
ça se passe ici

Et si vous en voulez plus, y a un équivalent côté été:
c'est par là

Maintenant, c'est clair, les "moyens de jouer" sont avant tout dans leur mental assez incroyable mais aussi dans leur condition physique. Chapeau bas les artistes !

mercredi 14 mai 2008

Le comité de la claque

Dans ma série déjà bien entamée de liens vers des sites humoristiques de plus ou moins bon goût, je vous présente le Comité de la claque.
Y parait que c'est une institution ouverte depuis 1895, il est tant de la (re)connaître !

mardi 13 mai 2008

L'art du journalisme

Alors voilà.
Dans mon boulot (ndlr: vendeur chez Décat'), j'ai une mission qui consiste à former les autres vendeurs sur les produits. Avec des coformateurs, on organise chaque année une formation sympa pluridisciplinaire et comme on est très motivé, on a invité cette année un invité de marc (Salut Marc !) qui est un des meilleurs spécialistes mondiaux du trail longue distance. Pour vous donner une idée, en dessous de 70 km et 4000 m de dénivelée positive, il s'enmerde ! Bon, je le dis avec mes mots à moi mais en gros, c'est ça :)
Tous les stagiaires posent des questions, et qu'est-ce que tu penses de telle marque de chaussures par rapport à Quechua ? Ca t'arrive de souffrir ? Pourquoi t'habites en Suisse ? Bref pas mal de débats. Puis vient une question: mais finalement, pourquoi ce sport et pas un autre comme de l'utramarathon par exemple, qu'est-ce qui te motive le matin, quand tu vas faire une course ?
Et bien la réponse de l'intéressé m'a litéralement scotché: "C'est le sport qui à mon sens, se rapproche le plus du rêve olympique tel qu'il était conçu à l'origine. Tout le monde pouvait participer à une compétition sans faire partie d'un club ou d'une fédération. Tout le monde se retrouvait ensemble à l'issu des compétitions pour vivre sans se poser de question, juste pour le plaisir d'échanger et rencontrer d'autres personnes d'horizons différents."
Nouvelle question: "si je comprends bien, tu ne veux pas que ton sport devienne olympique alors ?"
Réponse: "je souhaite en l'état actuel des choses que cela arrive le plus tard possible".

Cela a raisonné dans mon petit crâne tant et tant que j'ai mis un peu de temps à digérer ces paroles:
- c'est la première fois que je rencontrais un sportif de très haut niveau dont le but n'est pas de se distinguer, de se mettre en avant, mais de réellement développer l'Homme par le sport; c'est à dire se développer physiquement juste par la pratique, et intellectuellement par les rencontres sans aucun esprit d'en tirer un quelconque autre profit. Je ne suis pas très calé en histoire grecque. Pourtant, si c'était cela, l'idéal olympique originel, le développement de l'Homme.
- puis une seconde réflexion m'est venue. C'est qu'un tel propos était si puissant qu'il était pour le coup assez facile de le détourner, un peu, légèrement, juste ce qu'il faudrait pour dénaturer ces belles paroles et les rendre bien tapageuses, par exemple en reformulant la seconde réponse (et en ôtant la première): "je ne veux pas que mon sport devienne olympique !". Là on touche quelque chose, Ca pourrait créer une polémique, vendre du papier... pour une si petite transformation. Bref, je me suis dis que le métier de journaliste devait être bien dur car ne pas altérer le sens alors que chaque mot en a un revient à marcher sur un fil d'Ariane sans aucun filet de protection.

Puisse la sagesse de ce sportif être contagieuse à tous ceux qui ont la chance de le rencontrer, à commencer par les journalistes ;)

lundi 3 mars 2008

Frendo-Ravanel, ou la revanche de Claire Chazal

Après 5 minutes de ski pour l’approche, on se retrouve à l’attaque avec Baptiste. Dommage: on est loin d’être les seuls: 3 cordées devant, autant derrière.
L’une d’elle composée de parisiens particulièrement affutés (ils ont décidé de faire la moitié de la goulotte à corde tendue) nous double dès la pente de neige au dessus de la rimaye. 1 cordée de plus ou de moins, dans le fond, on s’en moque à partir du moment où tout espoir de grimper en première position est vain. Nous acceptons donc notre lot conséquent de spindrifts, à m’en raidir les gants, et me laver le visage, ce qui tombe bien, c’est la seule partie que j’avais oubliée sous la douche ce matin.

La longueur à spindrift: jet orienté bon débit tout confort
Pasted Graphic

Je prends la 2ème longueur où ma plus grosse difficulté réside dans une buée conséquente (depuis le temps, je devrais commencer à comprendre que c’est le masque le plus efficace dans ce genre de terrain!). Bref, je perds une broche, heureusement rattrapée par Roberto, le guide italien de la cordée grimpant juste à notre suite. Le bonhomme se révèle super-sympa et nous passons tout nos relais à discuter de choses et d’autres. Pour dire, un italien qui accepte de dire que Materazzi est un fils de pute est forcément un type bien avec plutôt une bonne prise de recul, rare quand on est italien et qu’on parle de foot ;).

Baptiste passe le 1er crux: une section sévère en mixte et glace moyenne tendance grise, j’ai lézardée pour l’avoir celle-là et je lui tire mon chapeau. Les longueurs s’enchaînent et les relais ne se ressemblent pas: ainsi, ce dernier relais en glace sur lunules consolidées avec des broches nous offre un cas d’école. On commence à fatiguer tout les 2 et je prends le dernier crux: une section d’environ 5 mètres en glace parfaitement verticale et protégeable avant/après mais pas pendant (tout comme le 1er crux d’ailleurs). En même temps, les mollets et les bras chauffent tellement que je n’avais pas forcément plus envie que ça de prendre le temps de brocher pendant cette difficulté. La sortie se fait sur un mini-réta magnifique. Je décide d’enchaîner encore un peu et prolonge d’une longueur en neige. Il doit en rester 2 pour sortir mais il se fait tard.
Let’s go home heureux comme des gamins de ce plaisir de grimper pour la beauté du terrain et du geste plutôt que de la difficultés.

Next one ? J’espère aller bientôt du côté du Tacul, encore ...

jeudi 21 février 2008

Repos [ce] soir

Le Reposoir, c'est 4 lignes de 100 m environ avec des dificultés oscillant entre 3 et 5+. C'était surtout une belle journée de grimpe pour Tof et moi aujourd'hui. On a attaqué par la ligne de droite en 3/3+. La glace y était très bonne. J'ai démarré et Tof a pris la 2ème longueur qui sortait en haut de la cascade. Après quoi, retour au départ et Tof repart dans une variante de la 1ère longueur en exploitant des murs raides et soutenus. Perso, je profite d'être en second pour expérimenter d'autres formes de grimpe, notamment en crochetant plutôt qu'en ancrant les piolets. Bien m'en prend puisque la zipette que j'ai eu n'a pas de conséquence en second.

Minute d'hésitation: to go or not to go ? Je pousse Christophe qui ne se fait pas prier longtemps et entame la 1ère longueur de la ligne de gauche. Elle démarre par un gros freestanding bien raide et pas bon partout: il sonne creux dès que l'on s'éloigne de "la bonne route". Au dessus, j'enchaîne un 2ème mur aux sons un peu sinistre: il s'agit, même si les mollets chauffent au point de mettre le feu à mon pantalon, de prendre son temps, choisir ses prises de pieds, décider de là l'ancrage, d'ici du crochetage. La longueur se termine à l'abri des stalatctites sous un surplomb rocheux. Chris enchaîne la 2ème longueur redémarrant par un beau mur raide puis déroulant en bonne glace tendance sorbet.
J'opte pour la 3ème longueur: parfois, il faut savoir s'arrêter ! Après un beau passage sorbet, tout se mets à sonner très creux si bien que je me rends compte d'être en train de grimper sur une mince plaque sous laquelle il y a une véritable cave: remouvement en douceur, ça commence à faire un tantinet engagé cette cascade. Bref, on l'a sorti. Quand à la ligne de gauche, elle était vraiment trop en glace grise pour donner envie.


En redescendant, les gendarmes du CNISAG nous indiquent que ça purge dans les autres longueurs. Nous, on constate aussi que ça coule plus qu'au petit matin.

Il était temps d'y aller car rien ne dit que ces cascades restent en conditions bien longtemps avec cette douceur.
Encore une belle journée en montagne !
Merci Tof :)

lundi 18 février 2008

Chérie, je suis à la Chéré

C'est toujours chérément payé l'aiguille du midi à 35 zeuros l'aller simple. Mais le bonheur était bien là ce samedi 16 février. Avec Baptiste, on est parti pour la goulotte Chéré au Mont-Blanc du Tacul.
Bilan: pas un souffle de vent, des conditions optimum (on a rapidement doublé les 2 cordées devant nous pour grimper devant et éviter ainsi les glaçons).
Goulotte Chéré 018
A la prochaine donc :) Ravanel ? Lafaille ? Gabarou ? .... les paris sont ouverts