samedi 1 décembre 2007

L'ARVA et le parisien

"Le parisien, mieux vaut l'avoir en journal". tel est l'adage publicitaire du quotidien bien connu. Et qui doit être médité par tout les montagnards, amateurs ou professionnels, lorsqu'ils voient les hordes débarquer sur les pistes. Mais que dire de ceux qui décident de partir hors-piste ?
C'est le propos de ce billet.
Comme vous le savez peut-être si vous avez regardé le barman, je travaille comme vendeur (montagne, forcément) chez Décathlon depuis quelques temps déjà. Dans ce cadre, je croise pas mal de clients skieurs dont certains m'affirment pratiquer le ski hors piste. En discutant un peu, on s'aperçoit que, le plus souvent, il s'agit d'une pratique "ski bord de piste".

Pourtant, il m'arrive aussi d'avoir affaire à de "vrais" freeriders mais parisiens quand même, vous allez comprendre pourquoi. En effet, ils pratiquent le hors-piste, sont passionnés de ski et prêt par conséquent à y consacrer du temps et de l'argent. Quand on sait qu'au moins cher, le moindre séjour d'une semaine coûte au minimum environ 450 euros pour un parisien (transport, forfait, intendance) et bien sûr sans compter sur le matériel et les vêtements spécialisés que le "vrai" freerider aura forcément acheté puisqu'il est passionné.
Bref, sa semaine revient au minimum du minima à 600 euros.
Pourtant, lorsque l'on explique à cet authentique chasseur de liberté que, pour sa sécurité, il est indispensable de rajouter un équipement vital: un ARVA (appareil de recherche de victime d'avalanche), une sonde et une pelle, seuls équipements à même de permettre à un skieur ayant eu la chance d'éviter une avalanche de retrouver rapidement (et donc en vie) son ami qui n'a pas eu cette chance*.
Et bien non, d'un coup, ces 200 euros d'investissement supplémentaires (que l'on garde pourtant 10 ans alors que l'on conserve 5 ans sa veste et sa paire de skis) constituent des équipements "bien mais quand même trop chers".

Attention, toi le "vrai" freerider, qui t'apprête à partir faire ta trace dans une neige vierge, sais-tu avec quel ami tu pars ? Car tu assumes que ta passion coûte cher mais gare au jour où elle te coûtera cher !
A combien estimes-tu le prix de ta vie ? ... ou celle de ton ami(e) ?

* Une victime ensevelie sous une avalanche a environ 75 à 80 % de chances d'être en vie au bout de 15 minutes. Cette statistique tombe à 30 % au bout de 30 minutes. Les secours professionnels mettent difficilement moins de 10-15 minutes pour arriver sur les lieux d'une avalanche...

NB : vous trouverez plus d'informations sur le site de l'ANENA (Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches) : www.anena.org

mercredi 28 novembre 2007

J'ai sorti mon chien à l'étranger ?!

J'habite une banlieue tout ce qu'il y a de plus ordinaire de la région parisienne, dans un quartier non moins ordinaire avec sa boulangerie, son gymnase, son épicier etc. Ma mère est passé à proximité le week-end dernier et m'a suggérer de faire le tour d'une rue (celle-ci est en boucle) à deux minutes de chez moi.
Et bien, ce fut une véritable visite tant on a l'impression que cette rue a quelque chose de "déconnecté" de tout ce qui l'entoure : chaque maison est une véritable maison d'architecte avec des détails aussi invraisemblables que nombreux. Bref, croyez-moi, pendant 10 minutes, le temps de sortir mon chien, je me suis véritablement retrouvé à l'étranger. Et j'en suis encore bien étonné ! En fait, j'avais même prévu de montrer un photo dans ce billet mais le rendu n'est pas à la hauteur de ces bâtiments ;). Next time ?...

dimanche 25 novembre 2007

N'importe quoi

Si vous aimez l'humour potache, plein d'autodérision mais évitant (le plus souvent l'écueil de la vulgarité ), allez voir ce site:
www.nimportequi.com
Mon préféré, c'est l'ascenseur disco ;).

Laurent: un esprit brillant !

Source: France-Info

Je ne résiste pas au plaisir de vous conter cette petite anecdote. Vous n'êtes pas sans savoir que des ours importés de Slovénie ont été réintroduits dans les Pyrénées et que parmi eux figurent des ourses. Or l'une d'elle a eu deux petits, auxquels on a immédiatement donné deux noms.
Le premier s'appelle Pollen car il est voué à s'épandre pour coloniser son espace et développer son espèce.
Le second s'appelle Bambou et là, on se demande déjà un peu plus quel est le rapport. Et bien tout simplement que l'humour pyrénéen pourrait produire de nombreux journalistes au Canard Enchaîné. En effet, ce nom-là fait référence à notre brillant Laurent national, (Fabius, vous l'aurez bien sûr déjà deviné ). En effet, afin de faire pour le mieux "dans le meilleur des mondes possibles", l'ami Laurent avait proposé que l'on ne réintroduise dans les Pyrénées que des Ours herbivores... Or, la seule espèce correspondant à ce critère est le Panda dont chacun sait qu'il ne se nourrit que de Bambous !
Merci Laurent et puisqu'il faut bien te faire au nouveau train de la démocratie participative, j'ai une nouvelle proposition pour ton prochain programme: la réintroduction du chat de gouttière en lieu et place du lynx: ça a des griffes, ça miaule, de loin, on ne fera pas la différence je pense.

Une expé qui ne manque pas de sel

Depuis la fin octobre, une équipe française composée de 3 marins et 3 alpinistes sont partis de la terre de feu pour rejoindre la Géorgie du Sud, terre désolé aux confins de l'océan atlantique et du détroit de Drake. Leur expédition a plusieurs objectifs:
• des tests techniques pour développer la télémédecine et la gestion de crise en milieu inhospitalier en partenariat avec l'Ifremont.
• des échanges humains entre la pratique de la mer et de la montagne: l'expédition est dirigé par Isabelle Autissier sur l'eau et comprend deux alpinistes de renom: Philippe Batoux et Lionel Daudet.
• des réalisations sportives aussi avec la traversée intégrale de cette terre par l'équipe alpine et la réalisation ou ouverture de plusieurs voies sur les sommets qui s'y étalent.

Le mieux est encore d'aller voir leur site pour se faire une idée. Ça se passe ici.

mercredi 14 novembre 2007

Martine à la plage, c'est dépassé [+1]

Désormais, réalisez vos propres couvertures d'album de Martine ici... ou contentez-vous de vous poiler à regarder celles des autres. Dédé, c'est un site pour toi ;)
[+1] : et bin voilà, c'était bien la peine. Le site a été mis hors ligne "à l'aimable demande de l'éditeur Casterman". Tant pis :(

Parti pris: best viewed with...

Bon ça y est, je commence à stabiliser un peu la structure de ce site. Et je commence donc à le tester sous différentes configurations car, dans mes souvenirs, l'affichage sur mon mac peut être très différent de l'affichage sur un PC.
Et bien qu'on se le dise, l'affichage diffère beaucoup plus encore en fonction du navigateur Internet. Et force est de constater que Internet Explorer (IE) de Microsoft présente un affichage ératique par rapport aux autres navigateurs testés (Firefox, Mozilla, Safari). Qui plus est, il n'affiche même pas la même chose selon qu'il est sur Mac ou sur PC.
Face à cette antre de tergiversations, mon parti est pris: ce sera tout sauf Internet Explorer ! Amis utilisant ce navigateur, veuillez donc souffrir en silence les défauts de ce navigateur ou bien en changer. Merci de votre bienveillante et aimable compréhension ! (Ca rend un peu lourd de travailler dans le commerce ;))

dimanche 11 novembre 2007

Wikipédia, c'est de la balle

J'entends souvent "Wikipédia, c'est pas une vraie encyclopédie". N'empêche que je me souviens bien de mes années collège où j'étais obligé de plonger des heures dans l'Universalis de mes parents. Et bien dans mon souvenir, c'était bien plus contraignant et pas forcément plus intéressant que de se laisser aller au gré des liens à la lecture de Wikipédia. Pour tout dire, j'ai passé pas moins de 2 heures d'article en article sans voir le temps passer.
Et j'y ai vu cette excellente citation que je ne résiste pas au plaisir de vous livrer. Elle vient de Linus Torvalds, inventeur du noyau Linux du système d'exploitation éponyme, à propos des programmeurs un peu idéalistes du projet Hurd (noyau qui est en développement depuis environ 15 ans sans jamais avoir été suffisamment abouti pour une utilisation de tout les jours):
"In short: just say NO TO DRUGS, and maybe you won't end up like the Hurd people."

Laisse béton

Ca vous est déjà arriver vous d'être animé de bons sentiments envers quelqu'un et d'avoir l'impression qu'il passe complètement à côté du message que vous vouliez lui dire.
Et bien moi, ça me fait un drôle d'effet à chaque fois que ça arrive. Ainsi, cette semaine, j'essayais de mettre en garde un collègue sur certains changements en cours dans les méthodes de travail et l'organisation de l'équipe. Moi, je voulais bien faire car, dans la grande distribution, quand on est vendeur à plein temps, on songe toujours d'une manière ou d'une autre à la place du dessus. Et bien au lieu de considérer ce que je lui disais, il a tout pris de haut.
Tant pis... que dit le proverbe, déjà, à propos de ceux qui ne changent jamais d'avis ?

Une grande première :D

et pourtant, on ne peut pas dire que j'ai fait quoique ce soit pour l'éviter.
En effet, dans la nuit de demain lundi à mardi a lieu l'inventaire de mon magasin. Et pour la première fois depuis 3 ans que je travaille chez Décathlon, je n'y serai pas car je dois former d'autres personnes. Ah quel dommage :[ ;)

lundi 29 octobre 2007

On ne mégotte pas au Migot

C'est avec grand plaisir, et un peu de retard, que je partage cette très belle ascension de l'éperon Migot à l'aiguille du Chardonnet réalisée le samedi 6 octobre avec Aurélien. Pourtant, c'était pas gagné d'avance, à 3h du mat', alors que nous dormions (?), il pleuvait. Réveil à 4h, idem.
Alors du coup, on se recouche.
Re-réveil à 6h, on peut pas dire que ce soit grand beau mais on décide de se préparer tout de même : ça peut peut-être encore passer. On se prend encore quelques averses de pleige (comprendre pluie et neige mêlées) sur la tête pendant l'approche. Mais arrivés à la rimaye, malgré un regel moyen (ça en même temps, si vous avez suivi jusqu'ici, vous vous en doutiez un peu), l'envie est forte et nous nous décidons. Au bilan, une course magnifique qui me donne bien envie d'un autre demi.
Pour les photos, c'est par là...:)

samedi 15 septembre 2007

Mont-Blanc de cet été

Cet été, nous avons organisé une semaine d'alpinisme avec des amis (Guillaume et Etienne) et mon frère Vincent. L'objectif était le Mont-Blanc. Nous avons donc commencé par passer 3 jours et 3 nuits au refuge Albert 1er, le temps que j'initie Guillaume et Etienne à la pratique, et Vincent à la conduite d'une cordée.
1er jour: on a vu les bases: marche sur glacier, piolet, progression encordés et nous avons fait en même temps une jolie balade; l'enchaînement de la Tête Blanche, par la pente nord s'il vous plaît avec le sommet de la Petite Fourche.
J2: mauvais temps, nous consacrons la matinée à quelques exercices d'arrêt dans la neige (école de neige improvisée) avant de rentrer nous réfugier à Albert, car dehors il ne fait vraiment pas beau.
J3: pour continuer "à se faire un peu la caisse", nous allons en direction de l'aiguille du Tour. Nous nous arrêtons 50 m sous le sommet car c'est l'embouteillage, pire que sur le périph' un jour de grève. Je préfère que nous descendions rapidement afin de bénéficier de 48h de repos dans la vallée avant d'aller vers notre objectif: le Mont-Blanc
J4: repos.
J5: on comptait dormir à Tête Rousse. Ce sera finalement les Cosmiques car le train du nid d'aigle est arrêté. On prend donc la benne de l'aiguille du Midi.
J6: itinéraire des 3 monts toujours aussi magnifique. Mais la redescente jusqu'au hameau de Bionnassay à pieds (1400 m d'altitude) est éprouvante pour tout le monde. Nous revenons juste avant la nuit, fatigués mais heureux :D

vendredi 1 juin 2007

Ecologie: pédalez tout court, pas dans la semoule !

Pour inaugurer mon blog, je me dois de passer un message fort, un coup de gueule, RAZ-LE-BOL !! Un message fort, avec du sens, de la réflexion MERDE ! ... Ah ça va mieux.
Et voici donc que je remets sur le tapis un débat qui a court dans de nombreuses chaumières: "pourquoi ne pas privilégier le vélo pour ses transports personnels urbains ?"
A chaque fois que je me pose cette question, "demain, je m'y mets". Et pourtant, demain je suis trop fatigué et j'ai tout de même pas loin de 20 km à faire pour aller travailler. Et puis, il pleut demain. En plus je vais devoir me lever plus tôt pour prévoir le temps de me doucher sur place. Demain, j'ai regretté, à la fin de la journée, de ne pas avoir pris mon vélo car demain, il n'a pas plus, et ma fatigue était plus nerveuse que physique, et cela m'aurait sans doute fait du bien, de pédaler un peu. Alors, après demain, j'ai pris mon vélo, et j'ai gagné du temps, car le temps de la douche est du temps que j'aurais passé dans des embouteillages ou attendre mon RER. Et puis la météo, sage de rappeler qu'elle est une science inexacte, était effectivement inexacte si bien que je n'ai pas été mouillé.
Alors le vélo, bon pour remplacer la voiture ou le métro ?

Passé les quelques "adeptes", la plupart de nos congénères parlent plus volontiers d'illuminés, ce moyen de transport, malgré ses atouts vantés et rabâchés peine à passer du status "d'ustensile de loisir" au status de "moyen de transport".
Pourquoi ? Voici à mon sens 3 principaux freins à cette adoption massive:
- Laisser un vélo dans Paris ou n'importe quelle agglomération, c'est s'exposer à ne retrouver que le cadre, les pédales et éventuellement les freins au moment où on le récupère le soir... voire ne rien retrouver du tout. Le vol est donc un problème majeur.
- Faire du vélo, c'est faire du sport. Pas facile donc, d'avoir un costume propre après 30 minutes de vélo, a fortiori sous la pluie.
- Le vélo est plus dangereux, car on peut se faire renverser, on est plus vulnérable en cas de chute.

Et les réponses que n'importe quelle femme ou homme politique pourrait y apporter:
Inciter les entreprises à promouvoir le vélo en leur donnant un bonus fiscal quelconque si elles favorisent ce mode de transport pour leur salariés au travers de 2 actions concrètes:
- créer des parkings à vélo sécurisés pour les grandes entreprises, ou investir dans un mobilier de bureau "placard à vélo individuel" pour les plus petites.
- Mettre à dispositions des salles de douche suffisamment nombreuses pour que les salariés puissent se laver et se changer afin d'avoir l'apparence qui convient à leur tâche.
• Renforcer la politique de transport consistant à tracer des pistes cyclables sécurisées.

Ensuite, on peut discuter tout un tas de sujets périphériques (et non moins importants) tels que les bénéfices pour la santé des utilisateurs, la réduction de la pollution urbaine (sachant que les voitures individuelles sont les 1ères responsables) mas ces discussions là sont des portes ouvertes car, en définitive tout le monde est bien d'accord là-dessus.

Alors, tu t'y mets quand, toi, à faire mieux que trier tes poubelles pour la planète de tes enfants ?