"Le parisien, mieux vaut l'avoir en journal". tel est l'adage publicitaire du quotidien bien connu. Et qui doit être médité par tout les montagnards, amateurs ou professionnels, lorsqu'ils voient les hordes débarquer sur les pistes. Mais que dire de ceux qui décident de partir hors-piste ?
C'est le propos de ce billet.
Comme vous le savez peut-être si vous avez regardé le barman, je travaille comme vendeur (montagne, forcément) chez Décathlon depuis quelques temps déjà. Dans ce cadre, je croise pas mal de clients skieurs dont certains m'affirment pratiquer le ski hors piste. En discutant un peu, on s'aperçoit que, le plus souvent, il s'agit d'une pratique "ski bord de piste".
Pourtant, il m'arrive aussi d'avoir affaire à de "vrais" freeriders mais parisiens quand même, vous allez comprendre pourquoi. En effet, ils pratiquent le hors-piste, sont passionnés de ski et prêt par conséquent à y consacrer du temps et de l'argent. Quand on sait qu'au moins cher, le moindre séjour d'une semaine coûte au minimum environ 450 euros pour un parisien (transport, forfait, intendance) et bien sûr sans compter sur le matériel et les vêtements spécialisés que le "vrai" freerider aura forcément acheté puisqu'il est passionné.
Bref, sa semaine revient au minimum du minima à 600 euros.
Pourtant, lorsque l'on explique à cet authentique chasseur de liberté que, pour sa sécurité, il est indispensable de rajouter un équipement vital: un ARVA (appareil de recherche de victime d'avalanche), une sonde et une pelle, seuls équipements à même de permettre à un skieur ayant eu la chance d'éviter une avalanche de retrouver rapidement (et donc en vie) son ami qui n'a pas eu cette chance*.
Et bien non, d'un coup, ces 200 euros d'investissement supplémentaires (que l'on garde pourtant 10 ans alors que l'on conserve 5 ans sa veste et sa paire de skis) constituent des équipements "bien mais quand même trop chers".
Attention, toi le "vrai" freerider, qui t'apprête à partir faire ta trace dans une neige vierge, sais-tu avec quel ami tu pars ? Car tu assumes que ta passion coûte cher mais gare au jour où elle te coûtera cher !
A combien estimes-tu le prix de ta vie ? ... ou celle de ton ami(e) ?
* Une victime ensevelie sous une avalanche a environ 75 à 80 % de chances d'être en vie au bout de 15 minutes. Cette statistique tombe à 30 % au bout de 30 minutes. Les secours professionnels mettent difficilement moins de 10-15 minutes pour arriver sur les lieux d'une avalanche...
NB : vous trouverez plus d'informations sur le site de l'ANENA (Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches) : www.anena.org
samedi 1 décembre 2007
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